Futur « Formule1niste » : Gabriel met la gomme vers les sommets

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À l’âge de huit ans, tandis que certains enfants s’adonnent à des jeux de ballon ou pédalent en mini-vélo, Gabriel Longeagne, le week-end, se consacre au pilotage, nourrissant des rêves de dépassement et de victoires au millième de seconde. Le Zamp vissé sur la tête, ce jeune talent à la démarche déjà confiante ne manque, depuis ses débuts (novembre 2025), aucune manche de l’Atlantic Trophée, avec une idée bien fixe : monter un jour en Formule 1. De sa routine d’avant-course à sa complicité dans le stand, plongée dans le quotidien d’une graine de champion qui ne manque ni d’ambition ni d’humour.

Mental d’acier et vitesse pure

​S’installer au volant d’un kart sur une prégrille demande un réel sang-froid. Quand le drapeau vert s’agite, la méthode de Gabriel est limpide : « Je me concentre. Je me dis que je suis le meilleur et que je vais battre tout le monde. » Le ton est donné.

Sur le plan du pilotage, pas question de tergiverser : si la pluie réserve son lot de pièges, le garçon sait que le plus difficile reste de « doubler dans un trou de souris », avec une nette préférence pour l’attaque pure, en plaçant des dépassements incisifs au freinage.

​Côté tracés, Gabriel a déjà ses jardins secrets, ses circuits coups de cœur : Pau et Saint-Genis. C’est d’ailleurs sur la piste de Saint-Genis qu’il a bâti son plus beau souvenir en compétition : une superbe 3ᵉ place arrachée en finale lors de sa toute dernière course. Et si l’on pouvait ajouter une touche de magie à sa machine ? Gabriel n’hésite pas une seconde : « il installerait un bouton sur son volant pour accéder à son rêve : filer à la vitesse d’une Formule 1. »

​L’équipe de choc : une mécanique bien huilé

Derrière chaque pilote en herbe se cache une structure solide. Pour Gabriel, le premier soutien se trouve dans le stand familial. Son père occupe le rôle de mécano, mais il est aussi un supporter de premier ordre : au bord du tracé, il enchaîne parfois des signes pour guider et inciter son fils à se dépasser, ce fameux langage bien connu des parents et mécanos au bord des pistes.

Cependant, pour la petite mécanique, Gabriel met lui aussi la main à la pâte et tient à gérer lui-même la pression des pneus. Pour peaufiner la préparation ou les réglages, en dehors de ses parents, il l’affirme avec aplomb : « C’est moi qui m’aide ! »

Au moment clé, sur la prégrille, le rituel est immuable : un check de la main et un mot d’ordre paternel : « Vas-y, tu es le meilleur ! » ​Dans ce dispositif, la présence de maman est tout aussi essentielle. Toujours au rendez-vous les week-ends de course, elle distille ses conseils avec bienveillance dans sa langue maternelle : « Concéntrate en las trayectorias para que no tengas un accidente » (« Concentre-toi sur les trajectoires pour ne pas avoir d’accident »).

Vies de classe et de pilote : entre devoirs et trajectoires

​Au quotidien, Gabriel mène la double vie d’un écolier presque comme les autres. À la récréation, ses camarades de classe connaissent sa passion et parfois les questions fusent : « Alors, tu as fini combien ? », « C’est quand ta prochaine course ? » Quand vient l’heure du travail à la maison, là, le constat est sans appel : retenir la trajectoire idéale d’un circuit s’avère bien plus facile que d’apprendre une leçon !

Pour tenir la cadence, la préparation physique commence dès le saut du lit. Le petit-déjeuner officiel du pilote avant une matinée de course intensive : deux pains briochés généreusement tartinés de beurre de cacahuète, accompagnés d’un grand bol de lait. De quoi faire le plein d’énergie avant d’enchaîner les sessions.

Pour le midi, cette fois, c’est Gabriel qui se confectionne un sandwich, qu’il avale en toute hâte, car la faim commence déjà à le tenailler, mais surtout parce que l’appel des copains ne va pas tarder à résonner.

​Pour parfaire son sens du pilotage hors des compétitions, le jeune pilote multiplie les roulages. On le retrouve régulièrement à l’entraînement sur l’ensemble des tracés de notre grande région : Pau, Saint-Genis, Escource, Teyjat ou Layrac. Chez lui, il prolonge l’effort sur PlayStation au volant de Gran Turismo 7, tout en envisageant d’éventuellement reprendre le judo, une bonne occasion d’améliorer encore sa condition physique.

L’esprit Atlantic Trophée jusqu’au rêve de F1

​S’il se montre très déterminé sur la piste, Gabriel profite à fond de la camaraderie du paddock. Avec ses copains pilotes — Léo, Noé, Leny et Anna —, l’emploi du temps d’après-course est déjà rodé : débriefer les sessions, discuter karting et enfin foncer en trottinette sur la piste.

Si on lui donne le choix entre avoir un gros trophée ou bien manger une énorme pizza après la course, oubliez les récompenses ordinaires, ce que veut cet enfant, avec sa répartie bien à lui : « Un trophée qui fait la taille de deux pizzas.»​

Voilà, Gabriel n’est pas un ange, mais il est fin prêt à toucher les étoiles. Inspiré par son idole de la grille F1, le Britannique Lando Norris, il ne cache pas ses ambitions.

Quand on lui demande ce qu’il veut faire plus tard, il répond toujours sur le ton de l’humour mais la vocation est claire : il sera « Formule1niste ».

F.Blanc

Bientôt un autre portrait…

Photos Karting-Sud.com