Loëvan Delaunay : Détermination et passion au cœur de l’ASK Magescq

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Dans le paddock, on connaît Loëvan Delaunay comme étant très sociable, avec un sourire communicatif ponctué d’humour. Mais ne vous méprenez pas, ce jeune garçon possède derrière cette façade une détermination sans faille. En seulement quelques années, il a déjà tracé sa route, troquant le guidon d’une moto contre le volant d’un kart avec une détermination qui force le respect. Je vous invite à découvrir, à travers ce portrait, un jeune pilote qui ne lâche rien.

​Le déclic d’une passion née sur deux roues

Si Loëvan maîtrise aujourd’hui les trajectoires en catégorie Nationale, son histoire avec la vitesse a commencé bien plus tôt. « Je pratiquais le motocross depuis l’âge de 18 mois », raconte-t-il.

​A mes huit ans, c’est lors d’un après-midi loisir sur le circuit de Magescq que tout bascule. Jonathan Wloszczynski, alors pilote sur le circuit, remarque ce jeune talent en herbe et l’invite à une détection à Layrac en septembre 2021. Le verdict est sans appel : « C’est à ce moment-là que j’ai eu un déclic et une réelle envie de m’essayer au karting. Nous avons donc fait le choix d’arrêter la moto. »

« Mon père m’a fait découvrir le karting, et après plusieurs mois d’entraînement, j’ai eu besoin de savoir où je me situais. Je voulais me confronter aux autres », confie-t-il.

Jonathan Wloszczynski

La Nationale : un défi de rigueur et de précision

Passer en Nationale requiert une toute autre exigence. « Cette catégorie demande un niveau physique beaucoup plus élevé comparé au Mini 60, la concurrence est plus importante », explique-t-il. Conscient de ses défis personnels liés à sa taille et son poids, Loëvan s’impose une discipline de fer, alliant rigueur alimentaire et pratique sportive quotidienne pour rester compétitif.

Pour gagner ces précieux dixièmes de seconde, il s’appuie sur une structure solide. « Grâce à Lucas Lasserre (mon coach), nous nous attachons à gommer certains défauts de pilotage que j’avais contractés dans mon ancienne catégorie. Nous travaillons également un ensemble entre style de pilotage, trajectoire, analyse de DATA, stratégie, mental. » Un travail qui commence à porter ses fruits, malgré une pointe de malchance.

Lucas et Gianni Lasserre
Lucas et Gianni Lasserre

Un environnement moteur : le Clan Magescq

L’ASK Magescq Landes est plus qu’un simple club pour Loëvan, c’est une véritable famille. « Le circuit m’accompagne également depuis maintenant 5 ans. À ce jour, personnels et pilotes licenciés sont pour moi de réels soutiens. Plus que de simples connaissances, nous avons tissé de vrais liens d’amitiés. » Cet entourage, composé de sa famille, de son mécanicien Valentin et du team Speedhouse, sont les véritables moteurs dans les moments de doute comme dans la réussite.

Ambitions et vision d’avenir

Avec l’Atlantic Trophée Karting en ligne de mire, l’objectif est clair : « Petit à petit, je me rapproche du podium et mon objectif pour cette saison est de pouvoir monter dessus, et je l’espère, à plusieurs reprises. » S’il a une appréhension particulière pour le tracé de Layrac — marqué par de fâcheuses déconvenues — il voue une admiration totale au circuit de Teyjat, qu’il considère comme l’un des plus jolis tracés de la saison.

Pour le futur, il garde les yeux fixés sur l’horizon : « Déjà l’année prochaine je pense passer en catégorie Sénior, et à moyen terme accéder à l’automobile. » En attendant, il reste fidèle à ses idoles, Senna pour la légende et Gianni pour le style.

​En coulisses

Quand on lui demande son rituel avant la course, Loëvan évoque une approche simple : « Mentalement, j’ai toujours une part de stress mais qui disparaît rapidement une fois le casque mis. J’ai un petit rituel en pré-grille où je m’accroupis près de mon kart pour me détendre avant de checker mon père et Valentin mon mécano. » Et pour se motiver avant une finale ? Un bon vieux Highway to Hell d’ACDC, héritage de ses années motocross.

Une fois la combinaison au vestiaire, le rituel est immuable : « Une bonne pizza partagée avec ma fidèle équipe. »

Valentin

Le message qu’il adresse aux plus jeunes est à l’image de son parcours : « De croire en soi, travailler dur et persévérer pour obtenir une certaine constance. » Un conseil qu’il applique lui-même quotidiennement auprès des débutants qu’il côtoie, prouvant que la vitesse n’est rien sans la transmission.

Bientôt un autre portrait…

F.Blanc

Photos Karting-Sud.com