Andrew Brunsdon : L’instinct de la course, le respect pour moteur

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​Dans l’univers du karting, certains pilotes arrivent par hasard, d’autres par héritage. Andrew Brunsdon, lui, est tombé dedans dès sa naissance. À 33 ans, le pilote de l’ASK Layrac incarne parfaitement cet équilibre fragile et passionnant entre une vie de chef d’entreprise rigoureux et la quête de liberté absolue sur la piste. Portrait d’un homme pour qui le sport automobile est bien plus qu’un hobby : c’est un mode de vie.

Originaire d’Angleterre, Andrew n’a pas eu une enfance comme les autres. Fils d’un pilote passionné de GT et de prototypes, il a passé ses premières années sur les circuits. « Je suis littéralement né pendant une course de 24 heures à laquelle il participait. L’année suivante, lors de la même épreuve, ils m’ont placé sur la ligne de départ et tout le circuit m’a chanté « joyeux anniversaire » », raconte-t-il.

Si la passion était là, le volant a pourtant dû attendre. Pendant longtemps, toute l’énergie familiale était consacrée à la carrière de son père. C’est finalement un cadeau de sa femme, une simple session de location, qui a tout déclenché. « Un énorme déluge est tombé. Je me suis retrouvé en slicks sous la pluie… À ce moment-là, quelque chose a « tilté » dans ma tête. La sensation de contrôler le kart en glisse partout… je me suis dit : « Ça, c’est pour moi. » »

Aujourd’hui, Andrew est gérant de la société AJB France, spécialisée en plomberie et chauffage. Une activité exigeante qu’il organise avec une précision chirurgicale autour de sa passion. « Dès que le calendrier annuel sort, j’inscris toutes les courses de l’Atlantic Trophée sur le calendrier accroché dans la cuisine. Ma vie professionnelle et familiale s’organise ensuite autour de ces 7 week-ends de course, qui sont mes moments à moi. »

​Pour Andrew, le karting n’est pas une fuite, c’est une soupape. « Quand on est à 120 km/h, côte à côte, à retarder le freinage ou à chercher le tour parfait, plus rien n’existe. Il pourrait y avoir une bombe nucléaire à côté du circuit que je ne la verrais pas. C’est un mélange de concentration totale et d’instinct de survie. »

​L’ASK Layrac : Une famille de compétition

​En catégorie Master, là où le niveau est particulièrement relevé, Andrew a trouvé bien plus qu’un club à l’ASK Layrac. Il y a découvert une seconde famille. « Je n’ai jamais vu une engueulade. Juste du respect entre tout le monde. C’est ce que j’ai trouvé ici que je n’avais pas ailleurs : le sentiment d’être chez moi. »

​Cette notion de respect est d’ailleurs le pilier de son engagement dans la catégorie Master : « À nos âges, on a tous une vie, une famille, un travail : on ne veut pas d’accidents inutiles. »

​Après une progression constante — marquée par une pole position et une victoire éclatante en UFOLEP, ainsi qu’une belle 3e place sous la pluie à Pau cette saison — Andrew Brunsdon ne compte pas s’arrêter là. « Cette année, je vise le podium du championnat. Si un jour j’arrive à dominer la catégorie Master en Nouvelle-Aquitaine, j’aimerais tenter ma chance en NSK pour décrocher une place au Mondial. »

Mais au-delà des trophées, ce qui compte pour cet homme entier, c’est l’humain. « Ce que j’aimerais que les gens retiennent de moi ? Que le sport est dans mon sang, et que j’ai du temps et du respect pour tout le monde dans ce milieu, parce qu’on partage tous la même passion. »

Homme de défis, calme dans la vie mais combatif derrière le volant, Andrew Brunsdon prouve que lorsque la passion est sincère et le respect omniprésent, il n’y a pas de limite à ce que l’on peut accomplir. Prochaine étape : le sommet du podium.

Une belle leçon de vie pour tous les pilotes : le travail acharné, qu’il soit professionnel ou sportif, finit toujours par porter ses fruits.

Bientôt un autre portrait…

F.Blanc

Photos Karting-Sud.com